Publié le 12 août 2013

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Philippe, ange gardien de l’Âne Grand Noir du Berry

Depuis plus de 50 ans, Philippe Hubert développe une pathologie qui se répand aujourd’hui comme traînée de poudre, la passion du Berry. Né à La Châtre, il avait certes des prédispositions car qui pourrait résister au charme de la Vallée Noire ? Il a pourtant tenté de s’installer à Paris pour y travailler, mais 10 ans plus tard, il replongea, ses attaches du côté de Lignières et des Thiaulins ont été les plus fortes. À partir de ce moment-là, sa dépendance au bonheur deviendra insurmontable et il deviendra l’une des figures de la promotion du caractère et de l’identité berrichonne en s’investissant corps et âmes pour la défense de l’un de ses symboles, l’Âne Grand Noir du Berry.

Un Grand Noir distingué par la France

Cette belle histoire débute donc avec son groupe d’amis, qui presque innocemment réalise un travail d’inventaire de cette race d’âne particulière. Petit à petit, l’idée d’une reconnaissance au niveau national fait son chemin et en 1993, ils créent une association pour la gestion de l’élevage et la promotion de la race. En 1994, le verdict tombe, les Haras Nationaux reconnaissent officiellement l’Âne Grand Noir du Berry.

Âne Grand Noir du Berry

Âne Grand Noir du Berry ©Ad2T – V. Laebens

 

Cela résonne comme une victoire pour Philippe, mais la belle histoire ne s’arrêtera pas là… Quelques années plus tard, il sera choisi pour devenir responsable du Pôle du Cheval et de l’Âne qui s’ouvre dans les années 2000 à Lignières. Une page se tourne alors pour cet ancien dessinateur industriel qui accordera désormais travail et passion.

L’Âne superstar !

Fort de cette reconnaissance, notre Âne va faire le tour de France et a désormais ses entrées au Salon de l’Agriculture à Paris. Philippe, fidèle parmi les fidèles, ne le lâche pas d’un sabot ! Pour lui, le terme d’ambassadeur n’est en aucun cas galvaudé :

« A la manière des George Sand ou Alain-Fournier, il pousse les gens à s’intéresser au Berry ».

Pour parfaire sa démonstration, il poursuit :

« Je me rappelle d’un Salon à Paris où une dame a voulu nous acheter un âne. Nous lui avions répondu que nous n’emmenons pas de stocks avec nous, tout en l’invitant à venir choisir son âne en Berry. Chose qu’elle a faite peu de temps après avec son mari, et au final, ce n’est pas qu’un âne qu’elle a adopté, mais le Berry qui allait avec. Ils se sont portés acquéreur d’une résidence secondaire et se sentent un peu berrichons maintenant ».

Encore plus surprenant, il est possible que notre âne ait inspiré une star hollywoodienne :

« Une autre fois à Paris, une dame s’est intéressée à notre stand et nous a acheter une cassette dans laquelle nous présentions l’âne. Elle voulait l’envoyer à son fils, dessinateur chez Dreamworks, qui travaillait sur un projet de film d’animation où un âne serait l’un des personnages principaux. De là à dire que c’est l’Âne du Berry qui a inspiré l’âne de Shrek, c’est osé, mais qui sait… ! ».

Un musée à sa gloire

Avec le développement du Pôle du Cheval et de l’Âne (hippodrome, village de roulottes,…), Philippe est parvenu à concrétiser un autre projet, créer un espace dédié à son animal préféré. Le Sitazin, musée dédié à l’Âne, est né en 2011.

Sitazin musée de l'âne

« A l’origine j’avais en tête un musée assez traditionnel, qui exposerait une part du folklore du Berry. Quand j’ai vu la scénographie envisagée, je n’étais pas trop emballé. Aujourd’hui je suis totalement ravi de ce projet car il y a un côté décalé qui bouscule le visiteur et donne une autre dimension à cet endroit ».

Aujourd’hui directeur adjoint du Pôle, Philippe est redevenu président de l’association de l’Âne Grand Noir, tout un symbole à l’orée des 20 ans de la reconnaissance de l’Âne. Leurs actions sont aujourd’hui toujours orientées vers la promotion de l’Âne, mais ils veillent également à assurer son rayonnement le plus largement possible.

« L’Âne devient tendance, un certain Michel Denisot nous a d’ailleurs fait part de son souhait d’en acquérir un prochainement ! ».

  • 12 août 2013
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Chez Berry Province depuis 2012, ce que j'aime en Berry c'est sa simplicité, les rencontres que l'on peut y faire, les surprises que l'on peut avoir au détour d'un chemin en campagne ou en levant la tête en ville ou encore les événements originaux auxquels on peut participer !


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