C’est le 1er juillet 1804 que nait Amantine, Aurore, Lucile Dupin, fille de Maurice Dupin et de Sophie Delaborde, qui deviendra George Sand. Sa famille paternelle appartient à la grande bourgeoisie cultivée, et par sa grand-mère elle descend du maréchal Maurice de Saxe, allié par sa nièce Marie Josèphe, dauphine de France, à la famille royale. Sa famille maternelle au contraire appartient au petit peuple de Paris mais George Sand ne reniera jamais aucune de ses origines, où elle puise une expérience multiple et originale.
Fin juillet 1808, toute la famille arrive à Nohant, chez la mère de Maurice Dupin. Le 16 septembre, Maurice Dupin se tue en tombant de cheval. Après bien des discussions, Sophie Dupin abandonne la garde de sa fille (28 janvier 1809). L’enfant fera quelques séjours à Paris pour voir sa mère mais elle est élevée par sa grand-mére, à Nohant, à la campagne, d’où son attachement aux paysans.
Le 26 décembre 1821, elle perd sa grand-mère à laquelle elle était si attachée.
Elle épouse François Casimir-Dudevant le 17 septembre 1822. Ils ont deux enfants, Maurice né le 30 juin 1823, et Solange , née le 13 octobre 1828, mais le mariage est un échec. Le 30 juillet 1830 elle fait la connaissance de Jules Sandeau qui devient son amant. Elle retrouve Jules Sandeau à Paris à partir de 1831 et- elle place quelques articles au Figaro, journal du berrichon de Latouche. Jules Sandeau et Aurore Dudevant rédigent ensemble « Rose et Blanche », paru en décembre sous le pseudonyme commun de J. Sand. Elle reprend le costume masculin qui lui permet de se déplacer en toute tranquillité. En 1832, Aurore écrit et publie seule Indiana (18 mai). Elle choisit alors de signer George Sand. En novembre, parution de Valentine, premier roman berrichon.
Entre l’été 1833 et le 6 mars 1835, s’établit une liaison tourmentée avec Alfred de Musset. Ils partent ensemble à Venise, le séjour est gâché par des maladies et des tromperies réciproques. Musset rentre en France le 29 mars, laissant George Sand en compagnie du médecin vénitien Pagello. Ce séjour inspirera à George Sand des contes vénitiens et les premières Lettres d’un voyageur. Le 18 juillet 1833, parution de Lélia, roman du désenchantement, et de la mélancolie romantique.
C’est le 16 février 1836 que se séparent les époux Dudevant.
En juin 1838 débute la liaison avec Frédéric Chopin, ils séjournent à partir d’octobre aux Baléares, avec ses enfants. Dans l’hiver 1839-1840, elle se lie d’amitié avec Pauline Viardot, cantatrice de premier plan, qui lui inspire de nombreux aspects de l’important roman Consuelo. Le 29 avril, Sand s’essaie au théâtre avec Cosima, qui est un échec. Chopin et George Sand organisent leur vie, l’hiver à Paris et l’été à Nohant : Chopin composera pendant ces 7 années de vie commune la majeure partie de son œuvre.
Dans les années 1844-1848, George Sand écrit la plupart de ses romans d’inspiration rustique (Jeanne, Le Meunier d’Angibault, La Mare au Diable, Le Péché de Monsieur Antoine, La Petite Fadette, François le Champi). L’influence du penseur socialiste Pierre Leroux est déterminante dans l’évolution de son engagement politique autant que dans sa création romanesque.
L’année 1847 est difficile sur le plan personnel, sa fille Solange, juste fiancée avec Ferdinand de Preaulx, rencontre en février le sculpteur Clésinger qui doit faire le buste de George Sand ; le 16 avril, Clésinger vient à Nohant ; Solange rompt ses fiançailles et l’épouse le 19 mai. Chopin n’approuve pas ce mariage ; fin juillet, lettre de rupture de George Sand à Chopin. Brouille avec les Clésinger. Pour distraire sa mère, Maurice invente le théâtre des marionnettes, qui atteindra par la suite un perfectionnement extraordinaire et comptera jusqu’à trois cents personnages, pris dans toutes les couches de la société et toutes les traditions littéraires et théâtrales.
Le 22 février 1848, c’est le début des mouvements révolutionnaires qui mèneront à la proclamation de la deuxième République, l’influence de George Sand sur la vie politique est réelle. Sur demande du Ministre de l’Intérieur, elle participe à la rédaction des Bulletins de la République. Choquée par la répression de juin, elle rentre à Nohant et quitte la scène politique.
Le 10 mai 1849, naissance de la seconde fille de Solange, Jeanne (Nini). En novembre, on inaugure le petit théâtre de Nohant, où Sand pourra expérimenter grandeur nature ses recherches dramatiques. En 1850, début de la liaison avec le graveur Alexandre Manceau, un ami de son fils, venu passer quelques semaines à Nohant. En 1853 paraissent Les Maîtres Sonneurs, dernier des romans dits « champêtres », mais le Berry reste présent de manière constante dans son œuvre. En 1854, George Sand commence à faire paraître ses mémoires, Histoire de ma Vie. Graves problèmes dans le ménage Clésinger, qui se sépare officiellement le 16 décembre. George Sand obtient la garde de sa petite-fille qu’elle perd le 13 janvier 1855. Sur les conseils de son fils et de son compagnon, elle part en Italie pour combattre son chagrin (28 février - 17 mai). Malgré sa douleur, elle écrit « Sur la mort de Jeanne Clésinger » : elle y raconte une sorte de rêve où elle dit avoir vu l’âme de sa petite-fille, ce qui lui permet d’affirmer sa foi en une immortalité de l’âme et une vie éternelle, détachées cependant de l’orthodoxie catholique (fin de la parution d’ « Histoire de ma Vie »).
Au cours du printemps 1857, elle redécouvre Gargilesse, et s’y plaît tant que Manceau y achète une petite maison où elle séjourne souvent. Seule, elle y trouve l’inspiration pour « Promenades autour d’un village ». En 1862, mariage de son fils Maurice et, en 1863, il a un fils, Marc-Antoine. Maurice construit le castelet des marionnettes sous sa forme définitive, d’une grande ingéniosité technique et qui constitue encore un ensemble unique en Europe.
1864, une année difficile d’un point de vue familial. A la suite de brouilles entre Maurice et Manceau, George Sand et son compagnon s’installent à Palaiseau. Le petit Marc-Antoine meurt au mois de juillet.
21 août 1865, mort de son compagnon Alexandre Manceau. 10 janvier 1866, naissance de sa petite-fille Aurore et retour à Nohant près de ses enfants. Voyages à Croisset chez Flaubert, devenu un ami fidèle (leur correspondance est extrêmement intéressante), puis nait Gabrielle, sa deuxième petite-fille, en 1868. George Sand suit depuis le Berry les évènements de la Commune (1870-1871) et est révoltée par la violence des événements. A partir de 1873, George Sand s’occupe surtout de ses petites-filles et écrit pour elles les Contes d’une grand-mère, la première série paraît le 15 novembre.
Le 8 juin 1876, George Sand s’éteint à Nohant ; elle est inhumée dans le cimetière familial. Quelques jours après sa mort paraissent ses derniers romans : « La Tour de Percemont » et « Marianne », et quelques mois plus tard la seconde série des « Contes d’une grand-mère ».
Frédéric Chopin est né à Zelazowa-Wola (près de Varsovie) le 1er mars 1810. Son père était français et sa mère polonaise. Il commenca très jeune l'étude du piano et se révèla rapidement un enfant prodige : à 8 ans, soit un an après sa première leçon avec Wojciech Zywny(qui était violoniste!), il donna déjà son premier « concert officiel »… au Palais Radziwill.
Tout en poursuivant ses études au lycée de Varsovie, Frédéric Chopin continua de travailler le piano puis il entra au conservatoire de Varsovie en 1826 jusqu'en 1829. C'est pendant cette période qu'il composa ses premiers chefs d'oeuvres et effectua ses premiers voyages hors de Pologne. En 1829 le directeur du conservatoire de Varsovie, Joseph Elsner, écrit dans un rapport: « Chopin, Fryderyk, étudiant de 3ème année, talent exceptionnel, génie musical ».
Frédéric Chopin quitta définitivement Varsovie pour Vienne fin 1830 , peu de temps avant l'insurrection polonaise. Installé à Paris, il y eut des débuts difficiles mais il connut un rapide succès auprès de l'aristocratie. La réputation de Chopin grandit rapidement. Les lettres de recommandation que le compositeur a apportées de Vienne lui permettent de joindre le milieu musical local qui l'accueille cordialement. Il devint un ami de Liszt, Mendelssohn et Berlioz. Plus tard, en 1835, à Leipzig, il rencontra Schumann qui tient ses oeuvres en haute estime et qui a écrit des articles enthousiastes à son propos. Devenu professeur recherché, il continua simultanément son activité de compositeur.
La liaison avec George Sand (de 1838 à 1847) arracha Frédéric Chopin à la vie parisienne (séjours à Nohant, Majorque). C'est à cette période que ses compositions furent les plus abouties. Il passa à Nohant 7 étes durant lesquels il composa sans relâche
En 1848, il donna un dernier concert parisien chez Pleyel le 16 février , réalisa une dernière tournée en Angleterre et en Ecosse , il en revint épuisé. Frédéric Chopin meurt de la tuberculose le 17 octobre 1849 à Paris. Il est enterré au cimetière Père-Lachaise à Paris. Toutefois, pour respecter son testament, son coeur, a été placé dans une urne,sur un pilier dans l'église Sainte-Croix à Varsovie.
Ses œuvres :
Frédéric Chopin a essentiellement composé pour le piano seul. sous des formes les plus variées : polonaises, valses, mazurkas, préludes, nocturnes, ballades, impromptus, scherzos, rondos, variations, le plus souvent composées à Nohant.
Mozart etBach, l’influencent fortement
Frédéric Chopin apparaît comme un esprit classique dans une âme romantique.