Publié le 21 avril 2021

j-ai-teste une journée pêche dans l'indre ©Isabelle Bardiau

J’ai testé pour vous… une sortie avec un moniteur-guide de pêche

Avez-vous déjà fait appel à un guide de pêche pour apprendre de nouvelles techniques ou découvrir les ressources halieutiques du Berry ? Nous en avons fait l’expérience avec Daniel Souchet, moniteur-guide de pêche dans l’Indre. Récit d’une matinée au bord de l’eau.

Bredouille, emmêlage, ligne qui se prend dans les arbres… Avez-vous déjà connu ces parties de pêche dont vous vous réjouissiez d’avance et qui ont tourné au fiasco ? Moi, oui.
Alors, pour mieux préparer les prochaines, j’ai décidé de tenter l’expérience d’une sortie avec un guide de pêche, histoire d’obtenir de bons conseils, d’acquérir quelques techniques de base et de découvrir de nouveaux sites où s’adonner aux plaisirs halieutiques. Daniel Souchet, moniteur-guide de pêche dans l’Indre, diplômé du Centre national de formation aux métiers de la pêche d’Ahun, m’a donné rendez-vous à 9 h au complexe halieutique des Étangs neufs, géré par la fédération de pêche de l’Indre, à Neuillay-les-Bois, dans la Brenne. Trois étangs de 2,5 et 4,6 hectares et six hectares, le premier dédié au black-bass, le second à la carpe, tous les deux en no-kill, et le troisième plus généraliste.

complexe halieutique de Neuillay-les-bois ©Isabelle Bardiau

Complexe halieutique des Étangs Neufs Neuillay-les-bois ©Isabelle Bardiau

Une carpe au bout d’une minute !

Autour d’un café de bienvenue, Daniel me pose quelques questions pour jauger mon niveau de pêcheur, puis nous nous installons au bord du carpodrome. Au programme de la matinée : la technique du feeder, consistant à mettre de l’amorce dans une cage positionnée en bout de ligne. De cette manière, les poissons sont attirés à l’endroit précis où se trouve l’hameçon. Daniel me détaille les montages, m’explique les spécificités du matériel, en toute simplicité et avec beaucoup de pédagogie. Il effectue le premier lancer, pour me montrer. À peine le temps de passer à la seconde canne que le bout de la première montre déjà quelques à-coups puis se cintre carrément. « L’appât a dû lui tomber juste devant le nez », s’amuse Daniel, presque aussi surpris que moi, en me tendant la canne. Avec le poids du feeder, la carpe se ferre toute seul, mais il faut encore la ramener. Elle commence par nager vers la rive puis, à quelques mètres du bord, elle reste collée au fond et reprend du fil dans le moulinet. « Laisse-la se fatiguer », me conseille Daniel qui, après quelques minutes de lutte, la cueille tranquillement dans son épuisette. Le temps de la peser – 3,5 kg tout de même ! – et je la remets délicatement à l’eau. Une minute de pêche, un poisson, la matinée commence bien ! J’enchaîne ensuite les lancers, avec plus ou moins de succès au début, avant de trouver le bon timing. L’amorce se délitant assez vite, il faut régulièrement relancer la ligne et le feeder s’avère être une pêche assez dynamique, d’autant qu’il faut garder constamment un œil sur les cannes. En effet, les départs sont francs et mieux vaut être réactif si l’on ne veut pas aller chercher la canne dans l’eau (froide, en ce début avril).

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Poussées d’adrénaline quand la canne se cabre

Quand les touches se font plus rares, Daniel change les appâts, les poissons ayant eux aussi leurs préférences. On passe du maïs à la bouillette et de la bouillette au « baby corn », une sorte de granulé au maïs et aromatisé à la vanille. Et ça fait effet : après avoir accroché du baby corn, les touches s’enchaînent pendant un moment puis se calment à nouveau. Daniel en profite pour m’expliquer l’effet que peuvent avoir les conditions climatiques sur l’appétit des poissons, les moments de la journée les plus propices et aussi quelques anecdotes halieutiques… Il me raconte également sa passion pour la pêche à la mouche, les mouches qu’il fabrique lui-même, celles qu’il faut utiliser selon les périodes de l’année, etc.
La matinée s’écoule ainsi paisiblement au bord de l’eau, sous un soleil rayonnant, entrecoupée de petites poussées d’adrénaline quand la canne se cabre d’un coup et que l’on essaie de jauger, à la résistance qu’il propose, la taille du poisson au bout de la ligne.

Au moment de plier les gaules, le bilan est de sept carpes toutes remises à l’eau – s’échelonnant de 1 kg à 3,5 kg. Et pas un nœud, pas un fil qui s’emmêle. Cette matinée avec un moniteur-guide de pêche m’a redonné confiance et je crois bien que je vais ressortir mes cannes avec un plaisir tout neuf.

Informations pratiques :

Daniel Souchet, moniteur guide de pêche
alamouche36.fr
06-60-74-35-51

  • 21 avril 2021
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  • Un commentaire
Nicolas Barraud

J'ai découvert le Berry lors d'une pause en direction du Sud. Un havre de paix où j'ai pris racine et dont je continue de découvrir les richesses vingt ans après.


Commentaires - Un commentaire

Office de Tourisme des Champs d'Amour -

Très intéressant cet article, merci


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