Publié le 28 mars 2019

Quand la jeunesse reprend un savoir-faire de 1895

 

 

Ophélie Bergua, jeune chef(e) d’entreprise, installée en Brenne nous présente l’Orangère

Une nouvelle aventure professionnelle

Ophélie, vous venez d’un métier touristique car vous étiez conseillère en séjour à l’office de tourisme à Azay-leFerron. Décrivez-nous cette évolution professionnelle.

En effet, j’étais en contrat d’avenir au sein de cette structure d’accueil touristique; en raison d’une restructuration administrative sur le territoire de la Brenne, je n’ai pu achever ce contrat. Aussi, j’ai décidé de changer de métier et de me lancer. J’ai repris l’activité de Monsieur et Madame Sabadie qui détenaient la recette de l’Orangère et en assuraient la production. J’ai fait un stage de formation « reprise et création d’entreprise » de 3 mois à la chambre des Métiers.

©O.Bergua

Quelle est l’histoire de Milorange?

Milorange est une marque commerciale de marketing: cela reprend le terme de « mille étangs » de la Brenne et orange qui est la base des produits que je fabrique. La recette de l’Orangère date de la fin des année 1800. Madame Hersent, propriétaire du Château d’Azay-le-Ferron reçoit de la part de son époux un bigaradier de Séville, elle crée alors un vin d’oranges fabriqué à base d’eau de vie.

En 2007, Monsieur et Madame Sabadie, viticulteurs en Touraine reprennent la recette en l’adaptant à l’évolution des goûts, ils remplacent l’eau de vie par un alcool neutre. Cet apéritif est baptisé l’Orangère  et deux gammes, l’une amère , l’autre sucrée complètent la production qui s’élève à 1000 bouteilles par an.

©O.Bergua

Comment produisez-vous?

Je travaille seule et de manière artisanale. J’importe mes oranges non traitées d’Espagne ou du Portugal; j’achète du vin blanc et rosé en vrac provenant de Saumur; je coupe les oranges à la main, elles doivent macérer trois mois dans une cuve avec le vin. Les oranges récupérées me serviront à la préparation du confit d’oranges. Puis, il convient de filtrer avant la mise en bouteille, bouchage, encapsulage, étiquetage, mise en carton.

©O.Bergua

Où peut on trouver vos produits?

Les produits de la gamme sont commercialisés en Touraine et en Berry, dans les offices de tourisme, épiceries fines et sur le site Milorange.fr. Je me déplace sur des marchés gourmands, des festivals et des fêtes locales. Une activité à la fois  prenante et passionnante.

©Jardins_Berry 36 Azay

Quels sont vos spots touristiques préférés?

Naturellement la Brenne et le château d’Azay-le-Ferron

Merci Ophélie et bon vent dans votre entreprise

Et vous, avez-vous goûté à cet apéritif ; qu’en pensez vous?

  • 28 mars 2019
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  • 2 commentaires
Sophie

Berrichonne d’adoption depuis un certain temps , j'apprécie les valeurs du Berry et de ses habitants, ils ne trichent pas et ils savent faire partager générosité et simplicité. Quant aux festivals de musique, ce sont pour moi des escapades magiques et des rencontres incroyables...


Commentaires - 2 commentaires

Lio -

je corrige " elle me fait penser à une " liqueur " de vin et citrons


Lio -

Excellentes idées que remonter au jour des recettes telles que celle-ci ! Elle me fait penser à un vin de vin et citrons que préparait une soeur de mon grand-père dans les années soixante. Elle la mettait dans un tonnelet à fermenter au fond d'une cave très fraîche, elle soutirait ensuite le breuvage dans les bouteilles hermétique, style bouchons de limonade. Et c'était très bon ! Sans problème de produit alcool pour nous. J’achèterai un de vos précieux apéritif qui, comme une liqueur de chocolat ramenée de Roc Amadaour il y a 15 ans, sera conservé précieusement et donnera " la part des Anges " comme un vieux cognac


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