Publié le 20 juillet 2020

La Brenne, pays de l’oeil et la plume

Pays aux mille étangs (on en dénombre plus de 3 000 en réalité), la Brenne est l’un des sites majeurs pour l’observation ornithologique en France.

Plus de deux cents cinquante espèces d’oiseaux le peuplent, toute l’année ou quelques mois seulement pour les migrateurs. Parmi ces derniers, certains, en provenance d’Afrique comme l’emblématique Guifette Moustac, viennent y nicher au printemps, tandis que d’autres descendent au contraire d’Europe du Nord pour y hiverner. C’est le cas des grues cendrées, l’un des plus grands oiseaux d’Europe, qui, par milliers, offrent chaque hiver un véritable spectacle visuel et sonore sur l’étang de la Mer rouge, l’un des plus vastes de Brenne. Cette biodiversité foisonnante ne manque pas d’attirer ornithologues et naturalistes de France et d’Europe, mais l’observation ornithologique n’est pas réservée à un public averti.

Grèbe castagneux ©PNR Brenne Thibaut Michel

Grèbe castagneux ©PNR Brenne Thibaut Michel

Un moment de tranquillité absolue

« Une paire de jumelles, des chaussures de rando, des bottes selon la saison, ça suffit pour commencer, explique Thibaut Michel, guide nature au Parc naturel régional de la Brenne. Une douzaine d’observatoires (abris en bois construits en bordure d’étang)  installés dans des endroits stratégiques sont accessibles sur le Parc, et jusqu’à une vingtaine en étant accompagné par un guide ». Les réserves naturelles de Massé-Foucault et Chérine, en particulier, offrent des conditions d’observation idéale, à quelques mètres de roselières où les parents viennent donner la becquée à leurs petits.

Dans un poste d’observation ©Nicolas Barraud

« En Brenne, c’est de l’ornitho facile, les oiseaux sont devant vous, poursuit Géraldine Chancel, chargée de mission tourisme au Parc et responsable de l’office de tourisme Destination Brenne. Tout est en place sur le Parc pour favoriser l’observation de la nature et des oiseaux avec plus de 300 sorties accompagnées chaque année. Une trentaine de guides interviennent sur le Parc et nous avons aussi sensibilisé les hébergeurs pour qu’ils puissent informer les touristes qu’ils accueillent sur les richesses du territoire. En plus des observatoires, la Brenne compte aussi plein d’itinéraires de randonnée qui longent des étangs et permettent d’observer la biodiversité. » Alors, certes, l’été – la nidification étant terminée – n’est pas la période la plus propice à l’observation des oiseaux et il faudra être matinal pour optimiser ses chances d’en apercevoir. Mais se mettre à l’affût dans un poste d’observation au bord de l’eau est, à elle seule, une expérience apaisante qu’il faut essayer. Tombé sous le charme de ce moment de tranquillité absolue, vous
reviendrez alors peut-être au printemps, quand la période de reproduction couvre la Brenne de myriades d’oiseaux. Parce que la Brenne, on y vient… et on y revient.

Passerelle vers le grand observatoire de l’étang Cistude ©Nicolas Barraud

L’office de tourisme Destination Brenne dispose de bureaux d’information à la Maison du Parc (Rosnay), Azay-le-Ferron, Bélâbre, Le Blanc, Mézières-en-Brenne et Saint-Benoît-du-Sault.
www.parc-naturel-brenne.fr

  • 20 juillet 2020
  • personne(s) aime(nt) cet article
  • Pas de commentaire
Nicolas Barraud

J'ai découvert le Berry lors d'une pause en direction du Sud. Un havre de paix où j'ai pris racine et dont je continue de découvrir les richesses vingt ans après.


Ajouter un avis