Publié le 10 décembre 2019

Portrait Daniel Souchet

Portrait de Daniel Souchet, un pêcheur passionné

Daniel Souchet est un berrichon d’adoption passionné de pêche, loisir qu’il a découvert lorsqu’il était enfant. C’est dans le Berry qu’il a pu s’adonner à sa passion grâce aux nombreux cours d’eau et à toutes les techniques de pêche qui peuvent s’y pratiquer.

Daniel, parlez-nous de vous et de votre passion pour la pêche. Comment est-elle née ?

pecheur_mouche©alamouche36

pêcheur à la mouche ©Alamouche36

Je m’appelle Daniel Souchet, j’ai 46 ans, je suis originaire de Niort dans les Deux-Sèvres. J’ai découvert la pêche enfant avec un de mes frères aîné. A l’époque nous allions pêcher la carpe et les anguilles dans des petits étangs de fermes autour de chez nous. J’ai continué à pêcher adolescent prenant de plus en plus goût à ce loisir, une petite canne de 3 à 4 mètres en bambou au début puis en carbone, une bobine de fil, un sachet d’hameçon, et des vers de terre pris dans le tas de fumier, et la fameuse « pâte magique » que je fabriquais avec de la farine, de l’eau et du sirop d’anis. J’ai manqué de temps pour pratiquer pendant mes études supérieures mais lorsque j’ai commencé ma vie professionnelle à Châtellerault, c’est tout naturellement que j’ai repris la pêche sur la Vienne, belle rivière, très poissonneuse. Je découvre alors la pêche des perches au lancer (avec flotteur et vers de terre) et continue la pêche à la canne en passant sur des cannes de 5 à 6 mètres. Plus tard, en 1998, c’est avec un collègue de travail féru de pêche lui aussi, que je commence à m’intéresser à la pêche à la mouche. Je commence à me documenter, mais j’ai du mal à franchir le pas, jusqu’à ce que ma future femme revienne des courses un samedi matin avec une canne à mouche … juste la canne. Je suis donc parti acheté ce qu’il manquait : moulinet, backing, soie, queue de rat, à l’époque il y avait encore un ou deux magasins de pêche sur Châtellerault. Le collègue, voyant cela s’est aussitôt équipé et nous avons essayé de faire nos premiers lancers ensemble…. Une pure catastrophe !!!

Justement, vous avez une petite anecdote sur votre apprentissage du lancer à nous raconter ?

pêcheur©Hellio & Van Ingen

pêcheur ©Hellio & Van Ingen

Comme je suis un peu têtu, j’ai insisté pendant quelques semaines, sans succès il faut l’avouer. Lors d’un ultime essai sur les quais, au pied du pont Henri IV, j’ai entendu une voix derrière moi – un vieil homme, en wadders, casquette, lunettes, gilet de pêche et canne à mouche me dire « Un moucheur… ça fait plaisir à voir… « . J’ai bredouillé que je commençais, que je n’y arrivais pas, que la canne achetée au supermarché ne devait pas être de bonne qualité car je n’en sortais rien mais que pourtant je faisais comme décrit dans les livres… Puis il m’a demandé s’il pouvait l’essayer, ce que j’ai accepté.  Et en deux temps trois mouvements, il me montre que le problème ne vient pas de la canne mais bien de celui qui l’utilise… Il m’a alors proposé de se mettre derrière moi et de guider mon bras pour me montrer le bon geste et ce fut mes grands débuts en pêche à la mouche. L’apprentissage fût long et laborieux mais bientôt les lancers étaient plus précis, plus réguliers. J’ai aussi commencé à monter mes propres mouches, puis à prendre du poisson avec, et tout a basculé : de loisir, la pêche à la mouche est devenu une passion.

Et comment êtes-vous devenu moniteur de pêche ?

moucheur ©Hellio & Van Ingen

Moucheur ©Hellio & Van Ingen

Suite à un changement de poste en 2000, me voilà arrivé dans le Berry, à Cluis où je poursuis mon apprentissage de la mouche sur la Bouzanne et la Creuse du coté de Gargilesse. Puis je déménage ensuite sur Châteauroux et je me retrouve sur les bords de l’Indre du côté du parc Balsan. Je commence à rechercher des postes pour pêcher à la mouche sur l’ensemble du département, et comme je vois peu (voire pas) de moucheurs lors de mes sorties je décide de créer en 2010  le site internet alamouche36.fr  dans lequel j’explique ce que c’est, le matériel nécessaire pour la pêche, pour le montage de mouches, les poissons que l’on peut attraper avec cette technique, les coins où je pêche, des fiches de montage… Et quand ma petite famille s’agrandit, nous arrivons sur Buzançais, à quelques centaines de mètres de l’Indre, et d’un bon spot pour la pêche à la mouche… Je continue à pêcher et à alimenter le site internet, à rencontrer des moucheurs, à discuter sur les mouches que j’utilise et bientôt vient de la part de quelques moucheurs, la demande de création d’un club mouche sur Buzançais, pour apprendre à monter les mouches. Le club est créé en 2013, sous l’A.A.P.P.M.A. de Buzançais. J’anime donc une séance de 2 heures de montage, 1 fois par semaine. Nous ne sommes pas nombreux, 5 ou 6 au maximum, mais on rigole bien. Puis viennent des demandes pour apprendre à lancer…. Je me rappelle de mes débuts et je ne suis pas très à l’aise pour « enseigner » à quelqu’un une technique que j’ai mis des années à acquérir et dont le geste n’est peut-être pas le bon. Après de nombreuses réflexions, je décide de faire une formation de neuf mois au CNFMP (http://www.devenezguidepeche.fr/pour apprendre à transmettre, quel que soit le public, à découvrir les différentes techniques, à acquérir les gestes des lancers. Neufs mois de vie avec des passionnés, de rencontres avec de grands noms de la pêche. J’ai créé mon entreprise (en seconde activité) dès janvier 2018 et participé à mon premier salon de la pêche en tant qu’exposant en février 2018 à Châteauroux. Ce sera donc mon troisième salon à Châteauroux les 7, 8 et 9 février 2020.

Quel est votre coin de pêche préféré dans l’Indre et quel est votre technique de pêche préféré ?

coins_peche_indre©Hellio & Van Ingen

La pêche dans l’Indre ©Hellio & Van Ingen

Les parcours sont liés à la technique et aussi au temps que l’on a de disponible pour aller au bord de l’eau. Personnellement je préfère des sessions de pêche courtes mais nombreuses, je pêche donc souvent près de chez moi ou de mon lieu de travail. Ma technique préférée reste la pêche à la mouche, mais j’adore aussi le feeder et en cette période de fin d’automne début d’hiver, c’est plutôt la pêche aux leurres qui prend le dessusL’Indre et son profil très changeant sur son cours permettant de pratiquer toutes les techniques mais mon spot préféré c’est l’Indre à Buzançais.
J’aime aussi de plus en plus la Théols sur Issoudun, pour sa population de carnassiers (pêche aux leurres) ou encore le parcours près de Saint-Georges-sur-Arnon (là où il y a eu de très bons travaux de réaménagement de la rivière) est aussi sympa pour la pêche à la mouche en début de saison. Sans oublier le site géré par la fédération de pêche à Neuillay les Bois, les étangs neufs, où l’on trouve trois étangs sur lesquels passer de bons moments, notamment sur le carpodrome au feeder. Il y a énormément de coins de pêche dans l’Indre pour s’adonner à notre passion.

Parlez-nous de la pêche dans l’Indre

Pêcheur dans la Creuse, Le Blanc ©Bestjobers - Max Coquard

Pêcheur dans la Creuse, Le Blanc ©Bestjobers – Max Coquard

La pêche dans l’Indre est pour moi quelque chose qui colle à ce territoire. Nous sommes dans un lieu vert, de nature, calme, avec de nombreux cours d’eau. L’eau est partout, surtout en Brenne, où c’est un élément important de loisir, mais aussi d’emploi. Nous avons la chance de pouvoir pratiquer dans ce département toutes les techniques de pêche : pêche à la mouche, pêche au toc, pêche au coup, au feeder, pêche aux leurres, à pied du bord, en float-tube, en bateau. Nous avons une grande diversité de lieux de pêche, des ruisseaux, des petites et des moyennes rivières, des étangs, des lacs de barrages…. Nous pouvons pêcher quasi toutes les espèces de poissons : truites, sandres, brochets, perches, black- bass, carpes, tanches, poissons blancs, silures…. Et tout ça sans faire forcément beaucoup de kilomètres. Il faut faire connaître notre département pour attirer du monde et la pêche est une des activités de plein air qui rentre totalement dans le cadre de vacances proches de la nature.

Quel service offrez-vous aux personnes qui vous contactent ? Décrivez-nous une journée type

Daniel Souchet, moniteur guide de pêche ©alamouche36

Daniel Souchet, moniteur guide de pêche ©alamouche36

Je propose deux types de prestations. Une davantage tournée vers les particuliers avec des initiations ou perfectionnement aux techniques de pêche, et l’autre davantage pour les collectivités locales pour la réalisation d’animations nature (milieux aquatiques) ou de stages pêche (notamment avec des groupes enfants). Pour le déroulement d’une séance (qui peut être d’une demi-journée, une journée, deux jours) il n’y a pas de planning type. Le but est de répondre aux objectifs du « client ». En règle générale, pour une initiation à une technique de pêche, on retrouve : Un accueil où l’on fait connaissance et on discute de la pêche autour d’un café, la connaissance du matériel et des montages liés à la technique choisie, un point sur la technique de lancer et une mise en pratique lors d’une séance pêche. Pour les animations et les stages pêche, le programme est construit avec l’organisme et le contenu dépend que ce que le client veut faire, du lieu de pratique, et du public. J’ai aussi une boutique en ligne pour la vente de mouches artificielles, de bas de ligne, et bientôt d’autres choses… Il est aussi possible de me demander de fabriquer des mouches qui ne sont pas encore en ligne.

Et quelle recette préférez-vous faire avec la pêche du jour ?

truite plat assiette gastronomie restaurant

Assiette gastronomique à la truite ©Bestjobers – Max Coquard

Je ne prélève plus de poissons depuis l’année 2000 car je suis pour un prélèvement raisonné, tant au niveau de la quantité de poissons prélevée que de la taille des captures et de l’impact que l’on a sur le milieu. Néanmoins, pour moi, les meilleurs poissons sont les percidés (perches et sandres), les truites bien entendu, mais pas celles de lâchers prises le lendemain de la mise en place, et le brochet. Un brochet au beurre blanc…. c’est très bon… surtout la sauce.

 

Informations pratiques

Contactez Daniel Souchet, moniteur guide de pêche à Buzançais
06 60 74 35 51
http://alamouche36.fr/

Découvrez où pratiquer la pêche en Berry

  • 10 décembre 2019
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Elodie

D'abord voisine du Berry, je me suis laissée séduire par sa gastronomie et ses étendues de paysages champêtres à perte de vue pour enfin franchir la frontière ...


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